{"id":2480,"date":"2026-05-23T23:56:28","date_gmt":"2026-05-23T23:56:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/2026\/05\/23\/analyse-et-petit-guide-du-film-rear-window-dalfred-hitchcock\/"},"modified":"2026-05-23T23:56:28","modified_gmt":"2026-05-23T23:56:28","slug":"analyse-et-petit-guide-du-film-rear-window-dalfred-hitchcock","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/2026\/05\/23\/analyse-et-petit-guide-du-film-rear-window-dalfred-hitchcock\/","title":{"rendered":"Analyse et petit guide du film rear window d&rsquo;alfred hitchcock"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Alfred Hitchcock, \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb (1954), est souvent salu\u00e9e comme un sommet du cin\u00e9ma classique m\u00ealant suspense et r\u00e9flexion psychologique. Ce thriller hors pair explore la nature humaine \u00e0 travers le regard du reporter photographe L.B. Jeffries, confin\u00e9 par une jambe cass\u00e9e dans son appartement \u00e0 Greenwich Village. Immobilis\u00e9 mais attentif, Jeffries fait l&rsquo;observation minutieuse de ses voisins, nous immergeant dans un r\u00e9cit o\u00f9 se conjuguent voyeurisme, suspicion, et une intrigue captivante. Le film d\u00e9passe le simple divertissement pour interroger la place du regard, le besoin d&rsquo;observer l&rsquo;autre et les limites morales de cette fascination. S&rsquo;inscrivant \u00e0 la crois\u00e9e du cin\u00e9ma classique et de la modernit\u00e9, \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb d\u00e9ploie avec virtuosit\u00e9 une mise en sc\u00e8ne centr\u00e9e sur un d\u00e9cor unique, symbolique d\u2019un microcosme des relations humaines. Dans ce guide, nous plongeons au c\u0153ur du film d&rsquo;Hitchcock pour en d\u00e9cortiquer les th\u00e9matiques, la construction narrative et les enjeux psychologiques qui continuent d\u2019inspirer les passionn\u00e9s du 7e art en 2026.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref :<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Un d\u00e9cor unique<\/strong> qui concentre toute l\u2019intrigue dans une cour int\u00e9rieure, reflet d\u2019un microcosme social et psychologique.<\/li><li><strong>Voyeurisme<\/strong> comme moteur narratif, soulignant le r\u00f4le du spectateur complice.<\/li><li><strong>Suspense et humour<\/strong> s\u2019entrelacent pour nuancer la tension dramatique de mani\u00e8re subtile.<\/li><li><strong>Repr\u00e9sentation de la psychologie humaine<\/strong> \u00e0 travers le regard subjectif de Jeffries, miroir de nos propres fantasmes et peurs.<\/li><li><strong>Une critique sociale voil\u00e9e<\/strong> sur les relations de couple, l\u2019isolement urbain et l\u2019obsession de contr\u00f4ler l\u2019autre.<\/li><li><strong>La virtuosit\u00e9 technique et narrative<\/strong> d\u2019Hitchcock, qui ma\u00eetrise l\u2019art du suspense avec un jeu sur les perspectives et l\u2019effet Koulechov.<\/li><li><strong>Une interrogation morale<\/strong> sur le poids des preuves, la justice et le d\u00e9sir de preuve dans une soci\u00e9t\u00e9 voyeuriste.<\/li><\/ul>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9cor unique de \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb : un microcosme social et cin\u00e9matographique<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au c\u0153ur de \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb, c\u2019est une cour int\u00e9rieure new-yorkaise qui concentre tous les regards et l\u2019intrigue. Ce d\u00e9cor, imagin\u00e9 et construit avec un soin quasi obsessionnel, n\u2019est pas un simple arri\u00e8re-plan, mais un \u00e9l\u00e9ment fondateur. En 2026, l\u2019importance accord\u00e9e par Hitchcock \u00e0 ce cadre reste un mod\u00e8le d\u2019\u00e9tude pour les cin\u00e9astes et experts du cin\u00e9ma classique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9cor r\u00e9unit plusieurs appartements, chacun repr\u00e9sentant une facette diff\u00e9rente des relations humaines : la famille Thorwald en proie \u00e0 la tension, la danseuse blonde Miss Torso et son public, le couple de jeunes mari\u00e9s, Miss Lonelyhearts en qu\u00eate d\u2019amour, et le pianiste m\u00e9lancolique. Cette diversit\u00e9 fait de la cour une sc\u00e8ne microscopique o\u00f9 sont condens\u00e9s des th\u00e8mes universels comme la solitude, le d\u00e9sir, la jalousie, ou encore la tension conjugale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce choix architectural limite radicalement l\u2019espace du film, mais amplifie au contraire la richesse narrative. Chaque appartement devient une fen\u00eatre sur un aspect diff\u00e9renci\u00e9 de la nature humaine. Le spectateur se d\u00e9double ainsi avec Jeffries en devenant \u00e0 la fois observateur et acteur, confront\u00e9 \u00e0 une multiplicit\u00e9 d\u2019histoires parall\u00e8les mais qui convergent vers un point central : le myst\u00e8re de la disparition de Mme Thorwald.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les d\u00e9fis techniques d\u2019un d\u00e9cor unique<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hitchcock a soulign\u00e9 dans son c\u00e9l\u00e8bre dialogue avec Fran\u00e7ois Truffaut que \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb \u00e9tait avant tout une gageure technique. Comprendre ce d\u00e9fi permet d\u2019appr\u00e9cier l\u2019habilet\u00e9 du r\u00e9alisateur. Tout le film est tourn\u00e9 dans un seul d\u00e9cor, un immense plateau sur lequel le cadrage et les mouvements de cam\u00e9ra furent m\u00e9ticuleusement pens\u00e9s pour refl\u00e9ter le point de vue de Jeffries, incarnant l\u2019effet Koulechov.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce montage induit une double identification : au protagoniste immobilis\u00e9 puis \u00e0 ce que son regard produit. Par exemple, un gros plan de James Stewart souriant suivi d\u2019une sc\u00e8ne diff\u00e9rente projet\u00e9e sur le mur en face change compl\u00e8tement le sens per\u00e7u des \u00e9motions. Cette manipulation subtile, fond\u00e9e sur l\u2019art du montage, a largement inspir\u00e9 l\u2019\u00e9volution du suspense au cin\u00e9ma.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par cette d\u00e9marche, Hitchcock s\u2019\u00e9loigne des standards hollywoodiens classiques pour r\u00e9aliser un film \u00ab\u00a0purement cin\u00e9matographique\u00a0\u00bb, exploitant parfaitement les potentialit\u00e9s offertes par la cam\u00e9ra et la construction narrative.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Voyeurisme et psychologie : la double lecture du regard dans \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 de son suspense, \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb est une m\u00e9ditation fine sur le voyeurisme, port\u00e9 par le personnage de Jeffries et par le dispositif m\u00eame du film. Ce th\u00e8me reste plus que jamais d\u2019actualit\u00e9 en 2026, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 la surveillance num\u00e9rique et les r\u00e9seaux sociaux participent \u00e0 des dynamiques d\u2019observation parfois excessives.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jeffries, immobilis\u00e9, devient l\u2019incarnation du spectateur compulsif : il observe, juge et interpr\u00e8te ses voisins qui, malgr\u00e9 eux, deviennent ses personnages. Ce voyeurisme est quotidiennement couvert par la banalit\u00e9, et m\u00eame par l\u2019humour, conf\u00e9rant au film une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 ambivalente qui ne masque pas la dimension \u00e9thique sous-jacente. La complicit\u00e9 entre le regardeur et le regard\u00e9 reste centrale, induisant une mise \u00e0 distance et un questionnement sur la morale du spectateur.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La psychologie du regard du personnage principal<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce que Jeffries observe n\u2019est jamais neutre : il projette sur ses voisins ses propres angoisses et fantasmes. L\u2019attitude vis-\u00e0-vis de Lisa, par exemple, refl\u00e8te ses doutes sur l\u2019amour et le mariage. Lisa, parfaite et sophistiqu\u00e9e, entre en conflit avec l\u2019aspiration de Jeffries \u00e0 une vie de libert\u00e9. Ce prisme subjectif entoure la narration d\u2019une charge psychologique puissante, poussant le public \u00e0 s\u2019interroger sur la nature du jugement et des projections qui filtrent notre perception du r\u00e9el.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cela, Hitchcock interroge aussi notre r\u00f4le en tant que spectateur de cin\u00e9ma : sommes-nous seulement t\u00e9moins ou complices des \u00e9v\u00e9nements \u00e0 l\u2019\u00e9cran ? La fameuse phrase de Stella, l\u2019infirmi\u00e8re dans le film, qui reproche \u00e0 Jeffries son voyeurisme, agit comme un \u00e9cho \u00e0 notre propre position face \u00e0 cet art, rendant le public responsable de sa fascination.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette plong\u00e9e dans la psychologie des personnages et dans la dynamique du regard fait de \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb un des chefs-d\u2019\u0153uvre les plus profonds dans la filmographie d\u2019Hitchcock et une source d\u2019analyse possible incontournable que vous pouvez retrouver dans cette <a href=\"https:\/\/normandieimages.fr\/images\/collegeaucinema\/20192020\/AnalysefilmiquedeFenetresurcourHitchcock.pdf\" rel=\"nofollow\">analyse filmique d\u00e9taill\u00e9e du film<\/a>.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Martin Scorsese on REAR WINDOW\" width=\"1200\" height=\"900\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6gpY4r_MG1A?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La tension narrative : suspense et contrepoints comiques dans un thriller unique<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb d\u00e9ploie une intrigue qui m\u00eale habilement suspense et humour. Ce m\u00e9lange est un moteur fondamental qui dynamise l\u2019histoire et att\u00e9nue la tension dramatique par des \u00e9l\u00e9ments plus l\u00e9gers. D\u00e8s les premi\u00e8res sc\u00e8nes, l\u2019humour provient notamment des interactions entre Jeffries et son infirmi\u00e8re Stella, qui oppose ses constatations r\u00e9alistes \u00e0 l\u2019imagination d\u00e9bordante de son patient. Cette complicit\u00e9 teint\u00e9e d\u2019ironie conf\u00e8re au film un rythme qui \u00e9vite l\u2019\u00e9puisement du spectateur face \u00e0 la tension.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le suspense s\u2019installe progressivement autour de la disparition d\u2019Emma Thorwald. Pendant plusieurs jours, Jeffries et Lisa croisent indices et co\u00efncidences, tandis que la relation entre eux \u00e9volue, r\u00e9v\u00e9lant les tensions inh\u00e9rentes \u00e0 leur couple. La mont\u00e9e de la menace est soulign\u00e9e par la pr\u00e9sence de Tom Doyle, policier sceptique au d\u00e9part, qui finit par consid\u00e9rer s\u00e9rieusement les soup\u00e7ons de Jeffries.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019art de hitchcock pour jouer avec l\u2019attente du spectateur<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film exploite une dynamique de r\u00e9v\u00e9lations et de doutes, m\u00e9nageant ainsi la fascination de l\u2019audience. Hitchcock offre une construction en tableau, o\u00f9 chaque voisin et chaque sc\u00e8ne observ\u00e9e enrichit le suspense sans pr\u00e9senter une intrigue lin\u00e9aire classique. Par exemple, les all\u00e9es et venues nocturnes de Thorwald sont observ\u00e9es \u00e0 travers le prisme d\u00e9formant du voyeur, ce qui amplifie le doute et conduit \u00e0 une implication \u00e9motionnelle plus pouss\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce jeu subtil de pistes et fausses pistes est une marque de fabrique du ma\u00eetre du suspense. La confrontation finale, o\u00f9 Thorwald p\u00e9n\u00e8tre dans l\u2019appartement de Jeffries, utilise le d\u00e9cor unique pour renforcer la tension, chaque d\u00e9tail devenant un enjeu dramatique. La d\u00e9fense de Jeffries avec ses flashes d\u2019appareil photo, se servant de ses outils professionnels comme armes, montre parfaitement l\u2019int\u00e9gration du personnage au r\u00e9cit.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des personnages embl\u00e9matiques et leur reflet des rapports humains dans les ann\u00e9es 50 et en 2026<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film aborde avec finesse les relations humaines, notamment celles des couples, en m\u00ealant une critique sociale discr\u00e8te et une observation psychologique fine. Le personnage de Lisa incarne une notion d\u2019id\u00e9al f\u00e9minin dans la soci\u00e9t\u00e9 des ann\u00e9es 1950, complexe et rarement d\u00e9pourvue d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 dans la filmographie d\u2019Hitchcock. Elle est \u00e0 la fois une femme ind\u00e9pendante, parfois moqu\u00e9e pour son c\u00f4t\u00e9 \u00ab Park Avenue \u00bb, et une partenaire qui cherche \u00e0 construire un avenir avec Jeffries.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette tension entre les d\u00e9sirs de libert\u00e9 individuelle et les attentes sociales sur le mariage reste un th\u00e8me essentiel qui r\u00e9sonne aujourd\u2019hui encore. Le film explore un panel de st\u00e9r\u00e9otypes, certes parfois caricaturaux, mais r\u00e9v\u00e9lateurs, qui illustrent la difficult\u00e9 de concilier intimit\u00e9, solitude et vie communautaire dans une grande ville comme New York.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En utilisant cette galerie de voisins, Hitchcock dessine un portrait poli mais lucide de la soci\u00e9t\u00e9 urbaine, o\u00f9 chacun se d\u00e9bat avec ses propres aspirations et frustrations. Le couple Thorwald fait figure de figure dramatique centrale, tandis que les autres voisins illustrent \u00e0 la fois la diversit\u00e9 et une common human fragility.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Portraits et symbolisme des voisins<\/h3>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Personnage<\/th>\n<th>Caract\u00e9ristique principale<\/th>\n<th>Symbolisme dans le film<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Lars Thorwald<\/td>\n<td>Voisin myst\u00e9rieux au comportement suspect<\/td>\n<td>Repr\u00e9sente l\u2019inconnu dangereux et la peur du secret<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Miss Torso<\/td>\n<td>Jeune danseuse provocante<\/td>\n<td>Symbole du d\u00e9sir et de la jeunesse<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Miss Lonelyhearts<\/td>\n<td>Femme solitaire en qu\u00eate d\u2019affection<\/td>\n<td>Incarnation de la solitude et du d\u00e9sespoir humain<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Le pianiste c\u00e9libataire<\/td>\n<td>Artiste m\u00e9lancolique<\/td>\n<td>Illustration de la m\u00e9lancolie et du r\u00eave<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Jeunes mari\u00e9s<\/td>\n<td>Couple en lune de miel<\/td>\n<td>Figurent l\u2019espoir et la nouveaut\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce tableau r\u00e9v\u00e8le avec efficacit\u00e9 la force narrative des personnages secondaires, indispensables pour renouveler l\u2019int\u00e9r\u00eat et offrir un cadre complexe \u00e0 l\u2019intrigue principale. Pour en savoir plus sur ces portraits et leur port\u00e9e symbolique, une analyse est disponible sur <a href=\"https:\/\/www.iletaitunefoislecinema.com\/fenetre-sur-cour-rear-window\/\" rel=\"nofollow\">ce site d\u00e9di\u00e9 au cin\u00e9ma d&rsquo;Hitchcock<\/a>.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019ombre du faux coupable : une construction morale et narrative complexe<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au fil du film, la suspicion de Jeffries s\u2019oriente vers Lars Thorwald, rapidement d\u00e9sign\u00e9 coupable par la somme d\u2019indices circonstanciels. Cependant, Hitchcock joue avec la notion de faux coupable, un th\u00e8me r\u00e9current dans son cin\u00e9ma, pour alimenter la r\u00e9flexion sur la justice et le d\u00e9sir de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plusieurs \u00e9l\u00e9ments viennent troubler la chasse au coupable : la malle contenant uniquement les v\u00eatements de Mme Thorwald, son emploi du temps \u00e9voquant un d\u00e9part r\u00e9el, et l\u2019absence de preuves tangibles. Cette ambigu\u00eft\u00e9 prolong\u00e9e cr\u00e9e un inconfort mental chez le spectateur, qui oscille entre crainte et doute \u2013 un proc\u00e9d\u00e9 qui maintient la tension jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ultime s\u00e9quence.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi ce doute est-il central dans l\u2019intrigue ?<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le faux coupable joue un r\u00f4le de r\u00e9v\u00e9lateur : il s\u2019agit de pousser le spectateur \u00e0 s\u2019interroger sur les m\u00e9canismes de preuve et sur la facilit\u00e9 \u00e0 condamner sur la base d&rsquo;un regard partiel. L\u2019insistance du personnage de Lisa sur l\u2019absence de logique (une femme ne partirait jamais sans ses bijoux ni son sac) remet en cause la position de Jeffries, et par extension celle du spectateur voyeur.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le passage o\u00f9 Thorwald lit la lettre anonyme envoy\u00e9e par Jeffries provoque une mont\u00e9e en tension v\u00e9ritable, exacerbant la fragilit\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 subjective. La fin, avec la confrontation dramatique, r\u00e9v\u00e8le que Thorwald \u00e9tait coupable mais que la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait enfouie sous de multiples couches de doutes et d\u2019interpr\u00e9tations erron\u00e9es.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette complexit\u00e9 narrative est l\u2019\u00e9cho d\u2019une morale implicite sur la nature humaine et les limites du jugement imm\u00e9diat, tout en soulignant la puissance du regard port\u00e9. En qu\u00eate de ce film \u00e0 la fois classique et atypique, vous pouvez consulter une critique compl\u00e8te sur <a href=\"https:\/\/www.dvdclassik.com\/critique\/fenetre-sur-cour-hitchcock\" rel=\"nofollow\">ce site de r\u00e9f\u00e9rence cin\u00e9matographique<\/a>.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"REAR WINDOW (1954): 20 WEIRD FACTS YOU DIDN&amp;apos;T KNOW!\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/pbJrhMZECSs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Alfred Hitchcock, \u00ab\u00a0Rear Window\u00a0\u00bb (1954), est souvent salu\u00e9e comme un sommet du cin\u00e9ma classique m\u00ealant suspense et r\u00e9flexion psychologique. Ce thriller hors pair explore la nature humaine \u00e0 travers le regard du reporter photographe L.B. Jeffries, confin\u00e9 par une jambe cass\u00e9e dans son appartement \u00e0 Greenwich Village. Immobilis\u00e9 mais attentif, Jeffries fait l&rsquo;observation minutieuse &#8230; <a title=\"Analyse et petit guide du film rear window d&rsquo;alfred hitchcock\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/2026\/05\/23\/analyse-et-petit-guide-du-film-rear-window-dalfred-hitchcock\/\" aria-label=\"En savoir plus sur Analyse et petit guide du film rear window d&rsquo;alfred hitchcock\">Lire plus<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[31,1,34,33,32],"tags":[499,497,500,498,501],"class_list":["post-2480","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cybersecurite","category-developpement","category-logiciels","category-materiel","category-reseaux","tag-alfred-hitchcock","tag-analyse-cinema","tag-film-classique","tag-rear-window","tag-suspense","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2480","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2480"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2480\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2480"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2480"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numericworld.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2480"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}